Service de coopération et d’action culturelle (SCAC)

Présentation du Service de coopération et d’action culturelle

Le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France assure le suivi et la coordination des actions et programmes de coopération mis en œuvre par les canaux bilatéral (ambassade, Agence française de développement et Expertise France à titre principal) et multilatéral (Fonds Européen de Développement, Fonds fiduciaire d’urgence, Fonds Mondial, Banque Mondiale, agences onusiennes, Fonds vert, Partenariat Mondial pour l’Education,...). Depuis novembre 216, l’Ethiopie fait partie des 17 pays prioritaires de l’Aide Publique au Dévelopement (APD) française.

Le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade dispose d’un budget propre lui permettant d’intervenir dans les principes domaines suivants : la coopération pour l’enseignement et la diffusion de la langue française et de la Francophonie ; la promotion du débats d’idées et de la diversité culturelle ; l’appui au développement des industries culturelles et créatives éthiopiennes ; le développement de la mobilité étudiante et des partenariats universitaires et de recherche ; la valorisation du patrimoine culturel et le développement de l’attractivité touristique. Les actions de coopération mises en œuvre dans ces domaines s’appuient sur les institutions françaises ou francophones implantés de longue date en Ethiopie : le Lycée Guebre Mariam (1947), les alliances ethio-françaises d’Addis Abeba (1907) et de Dire Dawa (1908), ainsi que le Centre français d’études éthiopiennes (CFEE, héritier de la Section d’archéologie puis de la Maison des études éthiopiennes, 1952).

Partenaires du Service de coopération et d’action culturelle

  • Lycée Guebre Mariam

https://et.ambafrance.org/Presentation-du-Lycee-Guebre

  • L’Alliance ethio-françaises d’Addis Abeba

https://et.ambafrance.org/Informations-pratiques

  • L’Alliance ethio-française de Dire Daoua

https://et.ambafrance.org/Informations-pratiques

  • Le Centre français d’études éthiopiennes (CFEE)

https://et.ambafrance.org/Le-Centre-francais-des-etudes-ethiopiennes-CFEE

  • L’Association des Professeur(e)s de Français en Ethiopie (APFE)

L’Association des Professeur et professeures de Français en Ethiopie a été lancée en Septembre 2018. Comptant aujourd’hui environ 80 membres actifs, l’Association permet de développer un sentiment d’unité au sein des professeur.e.s et de leur différent établissement : en partageant des ressources, en organisant des sessions de formation, des ateliers, mais aussi des événements à destination des professeur.e.s et de leurs élèves.

Depuis mai 2019, l’Association est devenue membre de la Fédération Internationale des Professeur et professeures de Français.
Pour plus d’informations, merci de bien vouloir contacter : apfethiopie@gmail.com

Coopération éducative, universitaire et scientifique

1. Coopération linguistique

Avec une population estimée à 93,8 millions d’habitants, l’Éthiopie, pays plurilingue et pluriethnique, abrite une variété complexe de nationalités et de peuples, caractérisée par une diversité de groupes linguistiques. Le français, première langue étrangère à avoir été introduite en Ethiopie au début du XXème siècle, a une longue tradition de présence dans le pays. Bien qu’absent du système éducatif éthiopien, l’enseignement du français perdure grâce à la présence ancienne d’établissements culturels et éducatifs à Addis Abeba (Alliance éthio-française et Lycée franco-éthiopien Guebre Mariam) et à Dire Daoua (Alliance éthio-française), aux écoles internationales présentes à Addis Abeba, ainsi qu’aux écoles privées éthiopiennes et aux organisations internationales (siège de l’Union Africaine, ONU…) et ONG qui forment leurs agent.e.s au français.

A. Structuration et développement de la francophonie en Ethiopie

Malgré une dynamique en faveur de la diffusion du français en Ethiopie, le développement de son enseignement s’inscrit dans un environnement éducatif éclaté où les acteurs sont relativement isolés les uns des autres : absence de normes qualitatives d’enseignement, absence d’institutions dédiées à la formation professionnelle initiale et continue des enseignants de français et manque d’attractivité du français.

S’inscrivant pleinement dans les priorités du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères français en matière de promotion et de diffusion de la langue française, un fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) visant à structurer et à développer la francophonie en Ethiopie sera mis en œuvre par l’Ambassade de France en Ethiopie, l’Alliance éthio-française d’Addis Abeba et l’Alliance éthio-française de Dire Daoua.

Les trois composantes de ce projet sont les suivantes :

Structurer le secteur FLE grâce à l’amélioration de la qualité de l’enseignement  : normalisation de l’enseignement du français, harmonisation des niveaux et montée en compétences des enseignants de français grâce au label

Une attractivité renforcée du français : une communauté francophone ou d’apprenants de français dynamique, développement de projets d’apprentissage innovants comme le Langbot (renvoi à la brochure – encours de construction) et d’opportunités professionnelles grâce au français ;

Amélioration de la gouvernance et de la gestion des centres FLE en Ethiopie : renforcement des capacités de pilotage des responsables de départements de français.

B. Promotion du multilinguisme et de la langue française à l’Union Africaine

L’ambassade de France, en étroit partenariat avec la représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie auprès de l’Union Africaine, soutient des actions de formation individuelles et collectives à la langue française et en français (ateliers techniques, simulations, conférences,..) pour permettre de renforcer les compétences linguistiques des équipes de la commission de l’Union africaine.
Chaque année, de nombreuses activités linguistiques et culturelles sont par ailleurs proposées en partenariat avec l’ambassade de France, l’Alliance française, l’OIF et de nombreuses ambassades de pays francophones et francophiles, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Francophonie le 20 mars.

2.Coopération universitaire et de recherche

L’accord-cadre de coopération culturelle, scientifique et technique signé en 1966 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement impérial d’Ethiopie et la part qui y est consacrée à la coopération éducative attestent de la tradition de coopération entre nos deux pays sur cette question. La présence ancienne d’établissements culturels, éducatifs et de recherche français (Lycée éthio-français Guebre Mariam, Alliances éthio-françaises d’Addis Abeba et de Dire Daoua, Centre français d’études éthiopiennes) font de la France un contributeur reconnu au développement du pays.

La déclaration conjointe publiée à l’issue de l’entretien du Premier ministre Abiy Ahmed avec le Président de la République a identifié la coopération éducative et universitaire comme l’un des secteurs prioritaires de notre intervention en Ethiopie, avec un objectif : l’augmentation du nombre d’étudiants éthiopiens en France à court terme : “Both States will strive to support the increase in the number of Ethiopian students in France, and foster the training of teachers through the co-financing of master and PhD scholarship, in order to support the development of scientific research, together with the French Center for Ethiopian Studies and its partners”. Cette déclaration prend sens dans un contexte où l’Ethiopie voit sa population étudiante augmenter à un rythme soutenu, avec les besoins en formation qui en résultent pour le corps enseignant.

A. Programmes de bourses de l’Ambassade de France

Le poste finance actuellement une trentaine de bourses d’études supérieures par an, d’une part en sciences de l’ingénieur (20 en 2018), d’autre part en sciences sociales et linguistique (8 en 2018), auxquelles s’ajoutent un faible nombre de séjours scientifiques de haut niveau (SSHN, post-doctorat).

Programme de bourses en sciences de l’ingénieur
Un programme de bourses doctorales cofinancées avec le ministère éthiopien de l’Education - MoE -, majoritairement dans le domaine des sciences de l’ingénieur, a été lancé en 2016. Ce secteur est l’une des priorités des universités éthiopiennes, en lien avec la stratégie de développement industriel du gouvernement éthiopien. Ce programme, analogue dans sa structure à ceux que le MoE mène avec d’autres pays comme l’Allemagne et l’Inde, mais bien moins important dans ses volumes, vise à renforcer le niveau de compétence des enseignants universitaires éthiopiens, dans un contexte de développement accéléré du réseau des universités de province et d’un besoin accru de formation pour leurs enseignants.

Conformément aux priorités définies par le MoE, ce programme de bourses cible les sciences de l’ingénieur. Elles s’adressent aux 10 Instituts de technologie (IOT) dépendant des universités éthiopiennes et financent des enseignants des IOT titulaires d’un master. Chacun des boursiers sélectionnés est inscrit dans l’école doctorale d’un établissement d’enseignement supérieur français (université, école d’ingénieur), sous la supervision d’un directeur de thèse français et d’un co-directeur éthiopien. Actuellement, deux promotions de 10 boursiers chacune (soit 20 boursiers) sont en cours.

En lien avec le MoE, le programme a été réorienté en faveur de l’IoT d’Addis Abeba du fait des contraintes techniques et du manque d’équipement des IoT en région, ce qui pouvait représenter un frein à la progression des recherches des étudiants boursiers. Par ailleurs, dans la perspective de structurer des partenariats entre les établissements français et éthiopiens, le choix a été fait lors de l’appel à candidatures pour la troisième promotion de solliciter en priorité les laboratoires accueillant déjà un étudiant boursier éthiopien. Il s’agit donc de concentrer nos moyens sur quelques laboratoires afin de favoriser la mise en place de partenariats pérennes.

Programme de bourses en linguistique et en sciences historiques et sociales
En parallèle de ce programme, le poste finance 7 bourses doctorales – dont 5 sont liées au thématiques de recherche portées par le Centre Français des Etudes Ethiopiennes et 2 concernent des doctorats en linguistique en lien avec nos actions portant sur la promotion et la diffusion du français en Ethiopie. Ces bourses représentent d’une part un aspect indispensable du travail d’appui à la recherche éthiopienne que mène le CFEE ; d’autre part un élément stratégique du renforcement de l’enseignement du français en Ethiopie, seuls des enseignants titulaires d’un doctorat ayant le niveau de diplôme requis pour diriger des départements universitaires de Français.

B. Recherche et innovation

Il n’existe pas d’établissements exclusivement consacrés à la recherche en Ethiopie. Cependant, les principales universités du pays ont développé, en fonction de leur centre de compétences, des centres de recherche. Le Centre Français des Etudes Ethiopiennes (CFEE – UMIFRE sous la double tutelle du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du CNRS) a développé des partenariats avec les centres de recherche les plus actifs.

Installé à Addis-Abeba, le CFEE est l’héritier de près d’un siècle de coopération scientifique franco-éthiopienne. Spécialisé dans le domaine des sciences humaines et sociales, de l’archéologie et de la paléontologie, il est le seul institut étranger de recherche en Ethiopie. Outre ses activités de production scientifique et de publication, le CFEE accueille de nombreux chercheurs, éthiopiens et européens, et notamment des jeunes chercheurs à travers un programme d’allocations de recherches sur appels à candidatures.

Par ailleurs, le CFEE a tissé de nombreux partenariat avec des institutions locales : Authority for Research and Conservation of the Cultural Heritage (ARCCH), Institute of Ethiopian Studies (IES, Addis Ababa University), les universités de Debre Berhan, de Mekelle, de Dire Dawa et de Djibouti.

C. Promotion de l’enseignement supérieur français

L’Ambassade de France a mis en place différents évènements au cours de ces deux dernières années en vue de faire connaitre et promouvoir l’enseignement supérieur français.

Ainsi en 2018, le Minubus Campus France s’est rendu dans pas moins de 8 établissements d’enseignement secondaires internationaux et éthiopiens pour promouvoir l’enseignement supérieur français lors d’une présentation suivi d’un moment d’échange autour de l’un des fleurons de la gastronomie française : le croissant. Plus de 1000 élèves ont pu bénéficier de cet évènement.

En 2019, l’Ambassade a lancé le Campus France Tour, tournée dans les universités de province pour présenter l’enseignement supérieur français. Jusqu’à présent, le tour a été accueilli à Dire Daoua University, Haramaya University et Saint Mary University College. D’autres universités comme Hawassa, Mekelle ou encore Bahar Dar sont sur la liste pour fin 2019.
Espace campus France (lien Fb), mise en place de tournées de promotion de l’enseignement supérieur français au sein du réseau universitaire éthiopien et des établissements secondaires publics, privés et internationaux, promotion des programmes de mobilité (lien site CF pour les bourses), accompagnement des Lycéens et des demandeurs de visa étudiant dans leurs démarches auprès du consulat.

D. Le réseau Alumni

Le réseau France-Ethiopie Alumni est constitué de tout étudiant éthiopien ayant effectué son cursus ou une partie de son cursus dans le système d’enseignement français. Les anciens élèves du Lycée français Guebre Mariam représentent le plus gros vivier d’Alumni en Ethiopie. Ce réseau, de haut standing, propose depuis fin 2018 différents évènements (conférences, rassemblements, visites culturelles etc.) exclusivement au Alumni. Le prochain en date, « Lycéen un jour… Lycéen toujours » se déroulera le 15 juin 2019 et rassemblera les Alumni pour un moment de partage et de convivialité.

Partenariat pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD)

L’ambassade soutient des initiatives contribuant à l’atteinte par l’Ethiopie des Objectifs de Développement Durable. La mise en œuvre d’un programme Fond de Solidarité Prioritaire – FSP sur la période 2016-2018 a permis de soutenir à Addis Abeba et en région des projets diversifiées mis en œuvre par les organisations de la société civile éthiopienne : promotion de l’agriculture de subsistance en milieu urbain ; constructions écologiques et accès à l’eau en milieu scolaire ; promotion d’une agriculture durable non consommatrice de pesticides ; amélioration de la collecte des déchets urbains.

Compte tenu du fort potentiel touristique de l’Ethiopie et de la capacité créatrice d’emploi de ce secteur d’activité, l’ambassade soutient également des projets visant à réhabiliter et préserver le patrimoine culturel et architectural du pays en vue de renforcer la valorisation économique ainsi que l’attractivité des sites touristiques : églises de Lalibela, musée national d’Ethiopie à Addis-Abeba, ouverture au public du Palais du Jubilé, en lien avec l’Agence française de développement.

Coopération décentralisée

La coopération décentralisée entre la France et l’Ethiopie a fêté ses vingt ans en novembre 2011. Elle favorise les liens entre collectivités locales des deux pays qui s’associent autour de projets de développement et pour encourager les échanges culturels et humains :

Les villes de Lyon (la Métropole de Lyon depuis 2014) et d’Addis-Abeba entretiennent une coopération étroite qui a débuté par une assistance technique à la révision du schéma directeur d’Addis-Abeba en 1999. Les échanges de coopération entre les deux villes se sont ensuite poursuivis en s’élargissant progressivant aux domaines du transport (ligne de métro aérien et bus en site propre – Bus Rapid Transit) et de la gestion des déchets de la ville en particulier. Depuis 2009, cette coopération bénéficie du soutien financier et technique de l’AFD, qui accompagne la municipalité dans le financement d’infrastructures et de services urbains depuis 25 ans.

La coopération entre Charleville–Mézières et Harar a débuté en 2006, sur le constat d’un héritage historique commun : le poète Rimbaud, natif de la première et résident dans la seconde. L’ouverture du centre culturel Rimbaud dans l’enceinte de la vieille ville fortifiée (Jugol) classée au Patrimoine de l’Unesco, est la principale réalisation de cette coopération décentralisée. Cette dynamique se poursuit aujourd’hui à travers le projet d’aménagement d’une chambre d’hôtes dans l’enceinte du centre culturel, qui permettra à la région Harari d’accueillir dans une architecture traditionnelle et un niveau de confort approprié les visiteurs soucieux de s’initier à l’authenticité de la culture locale.

La coopération entre Dire Dawa et Villeurbanne a débutée en 2009, dans la continuité des liens existants déjà via les actions menées par l’Association France Ethiopie Corne de l’Afrique, à travers des projets menées dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’accès à l’eau (équipement d’une maternité, d’écoles, forage net construction d’un puits).

Les deux villes historiques de Gondar et Vincennes ont engagé en 2010 une coopération visant sur une période de trois ans (2010/2013) un développement économique, social et durable de Gondar à travers la mise en valeur de son patrimoine culturel et touristique. La restauration et l’aménagement du « Ras Ghimb », monument historique datant du XVIIIème siècle, s’est achevée en janvier 2014. Cet édifice abrite un musée de l’histoire de Gondar, réalisée par le centre français d’Etudes éthiopiennes, qui a été inaugurée en février 2018.

Aide humanitaire : Actions de la France

L’Ethiopie connaît une insécurité alimentaire chronique liée au phénomène de sécheresse qui affecte les basses vallées du pays, dans le contexte d’un réchauffement climatique observée à l’échelle mondiale. La France participe à la réponse humanitaire en Ethiopie principalement par le canal multilatéral par l’intermédiaire des agences onusiennes, extrêmement présentes dans le pays. Par le canal bilatéral, la France a contribué en 2017 à hauteur de 1,5 M€ à la réponse à la crise humanitaire qui affecte plusieurs millions de personnes à travers le pays.

Promotion du débat d’idées et de l’ouverture culturelle

Les Alliances Ethio-françaises d’Addis Abeba (https://www.facebook.com/AefAddis/) et de Dire Dawa (https://business.facebook.com/aefdiredawa/) sont les principaux relais culturels de l’ambassade de France en Ethiopie.

L’Alliance Ethio-Française d’Addis-Abeba est un acteur culturel majeur dans le pays, de par sa programmation dynamique de concerts, expositions, projections de films, théâtre et autres manifestations. L’Alliance est engagée dans la détection et la promotion de jeunes artistes contemporains qu’elle s’efforce d’accompagner dans leur professionnalisation, leur lien avec la France et leur visibilité à l’international. L’établissement culturel participe également au réseau Eunic (European Union National Institutes of Culture) Ethiopie, qui rassemble les établissements culturels européens (Alliances françaises, Goethe Institute, Institut culturel italien, British Council) et les sections culturelles d’ambassades européenne (Espagne, Portugal).

L’Alliance de Dire Dawa, seule scène culturelle de la deuxième ville du pays, assure une programmation composées d’artistes régionaux, principalement dans le domaine de la peinture, de la photographie et de la musique. Elle accueille également à plusieurs reprises dans l’année des artistes de renommée nationale ou internationale. Ces deux Alliances travaillent aujourd’hui dans la perspective de la saison culturelle Africa 2020.

Dernière modification : 13/06/2019

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