Remise du prix Tremplin pour l’entreprenariat social en Ethiopie

Le 5 décembre, à l’occasion de la 2ème édition du prix « Tremplin » - mécanisme de soutien pour l’entreprenariat social des jeunes et la culture de la paix en Afrique –, l’Ambassadrice de France en Ethiopie, Brigitte Collet, a remis leurs prix aux deux lauréates avant de prononcer le discours de clôture.

Le mécanisme « Tremplin » a été créé dans le cadre du Plan d’action en faveur de la culture de la paix en Afrique, issu du forum panafricain de Luanda en 2013. Il vise à promouvoir l’initiative privée et l’innovation sociale et à encourager l’esprit d’entreprenariat auprès des jeunes africains vivant sur le continent. Ce prix est le fruit d’un partenariat entre l’Unesco et le Centre d’étude et de prospective stratégique (CEPS), basé à Paris.

Après une première édition en Côte d’Ivoire, la 2ème édition s’est déroulée en Ethiopie. Le prix récompense des jeunes ayant créé une entreprise dans l’entreprenariat social depuis plus de deux ans. Les lauréats reçoivent 15 000€ ainsi qu’un accompagnement à la gestion de leur entreprise (comptabilité, audit, marketing, etc.).

En 2014, le prix a été attribué à deux jeunes entrepreneuses éthiopiennes : Bruktawit Tigabu et Abai Schulze.

Bruktawit Tigabu dirige l’entreprise Whiz Kids et a développé le programme télévisé éthiopien « Tsehai love learning », lancé en 2006. Elle a eu l’idée de combiner l’utilisation de marionnettes et d’animations pour couvrir différents sujets sociaux (éducation, santé, alphabétisation, etc.). Elle s’apprête à lancer une série télévisée entièrement animée pour adolescents mettant en scène trois super-héros féminins. Grâce à ses programmes qui font intervenir l’éducation civique et l’interculturalité pour les plus jeunes, Bruktawit a montré que les médias ont un rôle à jouer dans le développement d’une culture de paix.

Abai Schulze a été élevée dans un orphelinat à Addis-Abeba et adoptée par une famille américaine à l’âge de onze ans. Elle a décidé de retourner en l’Ethiopie une fois adulte pour contribuer à changer la perception de son pays sur la scène internationale. Convaincue que l’Ethiopie peut résoudre ses problèmes avec ses propres ressources, Abai a fondé l’entreprise Zaaf de maroquinerie traditionnelle de luxe. Elle vise à créer de la valeur au plus proche de l’origine des ressources, en s’appuyant sur les talents locaux et en vendant à l’échelle mondiale.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du CEPS

Dernière modification : 11/12/2014

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