Première destruction d’ivoire en Éthiopie

Le 20 mars au matin, Mme l’Ambassadrice a assisté à la destruction par le feu de 6 tonnes d’ivoire au parc botanique de Gulele, sur les hauteurs d’Addis Abeba. La cérémonie était présidée par le vice-premier ministre Demeke Mekonnen, qui a réaffirmé la détermination du gouvernement éthiopien à lutter contre la criminalité de l’ivoire. Il s’agissait du premier évènement de ce type dans le pays.

L’Éthiopie ne compte plus que 1.800 éléphants, 90% des mastodontes du pays ayant été décimés au cours des trois dernières décennies. Selon le représentant de l’ONG « Save the giants », la population d’éléphants augmente de 5% par an si elle n’est pas braconnée. Il suffirait donc de 10 ans pour que l’Éthiopie gagne 1.000 individus.

Un rapport des Nations Unies et d’Interpol de 2014 estime qu’entre 20.000 et 25.000 éléphants sont tués en Afrique chaque année, pour une population totale de 650.000 individus. Le trafic est en hausse en raison d’une forte demande d’ivoire en provenance d’Asie.

Cependant, le rythme des destructions s’accélère également. Le Kenya vient ainsi de brûler 15 tonnes d’ivoire le 3 mars dernier. Le 6 février 2014, la France devenait le premier pays européen à procéder à la destruction par concassage d’un stock de 3 tonnes d’ivoire.

Les cendres du bucher vont être utilisées comme engrais, 90.000 arbres vont être plantés et une statue d’éléphant devrait être érigée au parc botanique de Gulele en mémoire de l’évènement.

Dernière modification : 24/03/2015

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