Distinction de Mme Tëguëst Yilma, directrice de « Capital »

L’Ambassadrice de France en Éthiopie et auprès de l’Union africaine, Brigitte Collet, a remis les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur à Mme Tëguëst Yilma, directrice de l’hebdomadaire Capital, le 27 mai 2016 à la Résidence de France. La cérémonie s’est tenue en présence de nombreux journalistes éthiopiens, de membres de la section éthiopienne de la société des membres de la Légion d’Honneur et des proches de Mme Yilma.

Photo : Capital / Anteneh Aklilu (D.R.)
Photo : Ambassade de France en Ethiopie et auprès de l'Union africaine / RQ (D.R.)
Photo : Ambassade de France en Ethiopie et auprès de l'Union africaine / RQ (D.R.)
Photo : Ambassade de France en Ethiopie et auprès de l'Union africaine / RQ (D.R.)
Photo : Capital / Anteneh Aklilu (D.R.)
Photo : Capital / Anteneh Aklilu (D.R.)
Photo : Capital / Anteneh Aklilu (D.R.)

L’Ambassadrice a salué l’attachement de Tëguëst Yilma à notre pays depuis sa scolarité au lycée Guebré-Mariam d’Addis-Abeba, qu’elle continue à soutenir, et à la langue française, que Tëguëst enseigna à l’Alliance éthio-française.
Après des études supérieures d’économie en Inde, Tëguëst Yilma est revenue en Éthiopie où elle a rapidement créé sa propre société, avant de rejoindre puis de diriger Capital, premier hebdomadaire anglophone éthiopien, « le journal qui promeut la libre entreprise » fondé en 1998.

Depuis lors, Mme Yilma a œuvré pour la pluralité et la liberté de la presse, ainsi que pour la professionnalisation du métier de journaliste en Éthiopie – point sur lequel Mme Yilma a particulièrement insisté dans son émouvant discours.
« Il existe une relation intrinsèque entre le journalisme, le développement économique, l’enseignement et la mobilisation d’une communauté », a précisé Mme Yilma, avant de relever l’existence d’hommes et de femmes exceptionnellement doués pour les métiers de la communication en Éthiopie, mus par leur sens de la responsabilité. Elle a ensuite rendu hommage, avec fierté, à sa famille et à la quarantaine de collaborateurs de Capital. Depuis quelques mois, Tëguëst Yilma préside en outre l’assemblée générale du Conseil éthiopien des médias, tout en poursuivant ses activités associatives et humanitaires, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé.

L’Ambassadrice a cité le ministre français des Affaires étrangères : « Être journaliste aujourd’hui, c’est bien plus qu’un métier : c’est un combat et une responsabilité. Celle d’enquêter, d’expliquer, celle d’ouvrir nos concitoyens à la complexité du monde, de faire toute la lumière sur les grands événements, parfois au péril de votre vie. Concernant l’engagement de la France, pour nous, la liberté de la presse est sacrée car il ne peut pas y avoir de démocratie sans liberté, et il ne peut pas y avoir de liberté sans une presse indépendante. » Elle a conclu en soulignant que la France, en distinguant Tëguëst Yilma, honorait simultanément une remarquable femme d’affaires et journaliste, source d’admiration et d’inspiration pour ses compatriotes, et aussi une amie de la France.

Lire l’article de Capital

Dernière modification : 06/06/2016

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